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L'Enjo kôsai
25/01 | Société | Auteur: Jinnosuke
Enjo kōsai est un mot japonais signifiant « (faire) connaissance pour aider » ou « sortie pour support ». C'est une pratique japonaise où des jeunes lycéennes sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner (escort girl) et parfois pour leur rendre des services d'ordre sexuel.
La plupart des observateurs, notamment étrangers, regardent cela comme une forme de prostitution infantile, bien qu'il n'y ait pas forcément d'activités sexuelles ; elle n'inclue souvent même pas le baiser ou le fait de se tenir les mains.
Le réseau social entourant l'enjo kōsai est complexe. À l'origine, les pluparts des contacts initiaux étaient fait par l'intermédiaire des telekura (téléphone club), où les clients mâles payaient une somme pour s'assoir dans une alcôve et recevoir des appels des femmes participant, qui pouvaient établir un rendez-vous si elles le souhaitaient. De nos jours, les telekura se contentent de fournir une liste de numéro de téléphones portables à appeler à leurs clients.
L’enjo kōsai est lié à la sous-culture de consommation Kogal. Il est apparu après la fin du boom économique des années 1980, et de nombreux observateurs pensent qu'il a été une façon pour jeunes fille de préserver le style de vie de cette époque, en dépit de la situation économique plus difficile de leur famille. D'autres, en particulier dans l'establishment académique japonais, voit l’enjo kōsai comme un rite de passage qui s'est naturellement développé au sein de la société capitaliste contemporaine du Japon.
Selon des estimations variées, 11 à 23% des lycéennes pratiquent l’enjo kōsai, avec ou sans acte sexuel.
La prostitution a été rendue illégale au Japon depuis les années 1950, bien que la définition de la prostitution tombant sous le coup de la loi soit restreinte aux contacts génitaux-génitaux uniquement. Des lois spéciales sur la prostitution des mineurs ont été mises en place durant les années 1980. Malgré tout, l’enjo kōsai n'a pas été réglementé par le gouvernement japonais, puisque ne tombant pas dans la définition de la prostitution, sauf si le client paye expressément la fille pour un service sexuel (ce qui est rare, étant donné la nature indirecte des transactions). Du fait que l'âge de consentement au Japon dépend de la juridiction1, variant de 7 à 13 ans, les clients ne peuvent être accusés d'abus de mineurs.
En dépit de l'ambivalence des légistes et des gouvernements, l’enjo kōsai a été dénoncé par les média japonais.
Les films Bounce Ko Gals (Baunsu ko gaurusu) (1997) par Masato Harada (qui prend place dans le monde des burusera - magasins vendant des culottes usagées - et des kogals) et Love & Pop (1998) par Hideaki Anno traitent tous les deux de l’enjo kōsai. La célèbre série animée Great Teacher Onizuka (1998) parle également de cette pratique sur 2 épisodes. Mogi Natsuki, personnage de l'anime Initial D, pratique l’enjo kōsai dans la première phase. Aux États-Unis et au Canada, ce fait a été censuré en transformant son patron en oncle...
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